NOTRE RANDONNEE DANS LES PYRENEES EN FAMILLE

Suite à quelques photos postées sur Insta, j’ai reçu beaucoup de messages au sujet de notre randonnée dans les Pyrénées faite au mois de juillet avec Owen, 2 ans. J’ai donc décidé de déposer mon petit témoignage sur le blog juste là comme ça 😉

J’avais déjà fait un article sur notre première randonnée avec la liste de ce que nous ne devions pas oublié disponible sous ce lien : https://sandraenmodeeko.com/2019/08/05/liste-pour-une-petite-randonnee/ . Je m’en suis donc servie pour faire nos sacs. Et devinez quoi ?? Nous n’avons rien oublié ! Organisation 2.0 ! Merci mon blog haha !

Départ des granges d’Astau

PREPARATION

NOS SACS

J’avais Owen sur mon dos dans un porte bébé (marque Boba), il pèse environ 11kg (Owen, pas le porte bébé ^^).

François avait un sac d’environ 20kg, Lucas, 22 ans, environ 25kg (c’est vraiment très lourd) et Swann, 15 ans, environ 10kg.

A savoir que mes affaires et ceux d’Owen ont été répartis dans les autres sacs !

Pour les habits, nous avons pris le strict minimum. Pour la nourriture, des soupes déshydratées, de la purée en sachets, des pâtes, des fruits secs, des oléagineux.

Nous avions aussi 2 tentes 2 places, 1 réchaud et 4 sacs de couchages.

RANDO ET MENSTRUATIONS

Elles ont décidé de se joindre à nous la veille de notre départ 😉 Elles sont toujours présentes pour les occasions exceptionnelles haha ! J’adore !

Plus sérieusement, j’ai pris des culottes menstruelles et des serviettes hygiéniques lavables avec un poche imperméable pour les ranger une fois utilisées.

Rando et règles c’est possible mais pas pratique je vous l’accorde…

_____________________________________________________________________________________

Allez je vous embarque dans notre folle aventure ! Voici le récit youhouuuu 😉 ……

DEPART

Nous sommes partis des granges d’Astau au dessus de Luchon dans le 31. Nous y avons laissé notre voiture sur le parking. Direction le lac de Nère. Difficile de repérer le chemin de départ… Nous traversons une ruisseau et longeons un chemin avec 2 maisons. Une famille est en train de manger et nous confirme qu’il s’agit du bon chemin et nous souhaite « bon courage » … LOL

Nous sommes vendredi 24 juillet, il est 14h et il fait beau.

1ER JOUR DE RANDONNEE

Nous commençons notre randonnée dans la fraîcheur de la forêt. Nous n’avons pas d’entrainement particulier et on le ressentira dès le 2ème jour…. La traversée du val d’Esquierry vers le lac de Nère est agréable, il fait frais et le soleil ne frappe pas encore. Nous suivons le chemin tout tracé (GR10) à travers les collines avec une haie d’honneur de marmottes. Elles sont nombreuses et n’ont pas l’air effrayé. Elles nous observent. Seules leurs têtes dépassent de leurs terriers à quelques mètres de nous. Owen s’est endormi dans mon dos. 

Owen ma petite marmotte d’amour

François lève la tête et observe le chemin que nous devrions prendre. Ce chemin est à flanc de montagne et plutôt rocailleux. Avec Owen sur le dos il ne nous semble pas prudent de passer par là. Sur la carte apparait un chemin le long de la rivière, il est plus long mais plus sûr …. Enfin c’est ce que nous pensions…

Fini les vallées aux herbes hautes, au revoir les marmottes et chemin tout tracé par les randonneurs. Bonjour la caillasse et les roches abruptes. Bienvenue dans la vallée du Louron.

Nous longeons la rivière. Les paysages sont incroyables. D’un coté des montagnes à perte de vue, de l’autre des cascades.

Maintenant, les kerns nous indiquent que nous devons grimper. Heureusement, les garçons sont là pour m’assurer. Je n’ai pas le droit à la glissade… Heureusement, la paroi permet de belles accroches avec les mains comme dans les salles d’escalade. Je me dis « Allez ! après ce passage ça ira mieux. » Je ne veux surtout pas paniquer alors je ne regarde pas en bas. 

La mer de nuage descend peu à peu. On se retrouve dans la brume. Nous décidons alors de nous arrêter. Il est 19h, et nous n’avons pas atteint le lac de Nère comme prévu. Anyway. Nous campons alors dans un petit cirque marécageux entre 2 cascades et un troupeau de Brebis non loin de nous. L’herbe et la mousse y sont épaisses. Nous mangeons notre repas chaud dans la brume totale et après avoir fini nous nous abritons directement dans nos tentes car il commence à faire froid. 


Dans notre tente on est bien au chaud et bien installé. Pas d’humidité. Nous avons rangé toute la nourriture. C’est très important car des animaux rodent la nuit !

Il est un peu tôt et Owen chahute avant de se calmer. Il l’appelle la tente « ma maison » et il est trop heureux de bivouaquer.

Vers les 22h, Owen dort enfin, François et moi sommes assoupis. J’entends François qui ronfle bizarrement. Je me dis qu’il a dû tomber malade. Et là, il me chuchote « tu as entendu? ».

Ce ne sont pas des ronflements d’hommes malades mais plutôt un grognement d’animal.

François reconnait immédiatement le grondement de l’ours qui semble se rapprocher de notre tente… Je commence à paniquer et à me faire des films. Au bout du 5 ème grognement François me demande : «qu’est ce que je fais ? Je sors ? » … Je ne sais pas quoi faire ni lui dire…

Il sortit avec une pique de tente mais la brume épaisse et la nuit l’empêche de voir la bête.

Dans la panique, Owen s’est réveillé et s’est mis à hurler ce qui a dû faire fuir l’ours. Merci Owen.

Remis de nos émotions, nous avons pu enfin dormir … on était pas hyper tranquilles quand même.

2 EME JOUR DE RANDONNEE

Le lendemain matin, en sortant nos têtes de nos tentes, on aperçoit les premiers randonneurs qui se dirigent vers le lac de Nère. On est actuellement à environ 2 100 mètres d’altitude.

On range tout notre matériel et on repart, un peu déboussolés par l’aventure de la veille.

Enfin, le lac ! On petit déjeune, trempe nos pieds dans l’eau gelée (pas moi LOL).

***A savoir, autour du lac de Nère il n’y a que 2 emplacements possibles pour les tentes et la nuit dernière ils étaient déjà occupés ! Premier arrivé premier servi.

Après notre petit déj, on repart, direction le lac d’Espingo. On continue la grimpette dans la caillasse. Ce n’est pas ce que je préfère surtout avec un bébé dans le dos. J’ai vraiment peur de tomber.

La neige est là, elle fond tranquillement. On prépare des boules pour Owen. Il reste accrocher dans mon dos. Le terrain est trop dangereux pour le laisser marcher en liberté.

On arrive à un 2ème lac toujours dans la vallée du Louron. Et là on est un peu pommés… sur la carte on ne comprend pas trop ce que nous devons faire. En face de nous le pic de Hourgade qui culmine à 2964 mètres mais hors de question que je monte tout là haut avec Owen dans le dos et surtout si on veut arriver au lac d’Espingo avant la nuit, on ne va pas s’amuser à grimper des Pics. Il faut couper à travers la montagne. On repart à la recherche des Kerns !!! Ils sont là ! 

Mais que vois-je ??? des énormes cailloux à perte de vue… pffff

Les premières douleurs commencent à se faire sentir. Mes cuisses sont courbaturées, mes ongles tapent contre mes chaussures (oui j’ai oublié de me couper les ongles de pieds… la loose), le soleil cogne et je vois le cou de François devenir rouge écarlate malgré la crème.

On croise un groupe de randonneurs. Environ 6 jeun’s qui nous souhaitent bon courage car le pire reste à venir. Ils sont hyper étonnés de nous voir avec un bébé !

Le pire arrive. C’est …. de l’escalade dans le rochers…  Je me retrouve avec un bébé de 2 ans dans le dos à descendre en échelle une montagne. La blague. 

Mantra of the moment : ne panique pas ne panique pas. Alors je pense aux hommes préhistoriques qui sont passés par là, pieds nus, avant moi. Les gens pendant la guerre qui se cachaient dans les montagnes. Franchement, ça va, moi je suis équipée, j’ai des bonnes godasses de quoi je vais me plaindre. 

Nous ne sommes plus très loin du lac d’Espingo et pourtant ça sera le moment le plus long et le plus douloureux pour moi. J’ai vraiment trop mal aux jambes, mes genoux et mes chevilles partent dans tous les sens. Heureusement, les garçons restent à coté de moi et me proposent de tenir leurs mains. Pourtant la fin de cette randonnée n’a rien de bien difficile. 

Des milliers de myrtilles apparaissent sur le coté du sentier. On voit bien que personne ne passe par là.

Arrivée au lac d’Espingo ! On plante les tentes ! On se pose, on allume un feu et on grille des chamallows (honnêtement j’ai trouvé ça dégueu mais ça faisait tellement bien dans les séries américaines mdr mon rêve s’est écroulé)

Nous ne sommes pas seuls cette nuit là ! Les campeurs sont nombreux mais autour du lac une grande zone verte s’offre à nous. Nous sommes bien espacés. Vraiment un bel endroit pour camper.

Vers 22h on décide de se coucher.

Le sol est vraiment dur… je ne dors pas bien.
Vers 3h du matin on entend une cloche juste à coté de notre tente… On ne sait pas de quel animal il s’agit mais on ne s’inquiète pas. Sauf que l’animal en question va buter dans notre tente et se prendre les pieds dans les fils… 

Ce sont des chevaux. 3 juments avec leurs poulains et leur grosse cloche.

3EME JOUR DE RANDONNEE

Le matin au réveil ils étaient tout proche de nous et les 3 poulains tétés leur maman comme Owen au même moment. Dommage… pas de photos de cet instant.

On se promène autour du lac, on prend le temps d’apprécier le paysage. Mais j’ai hâte de retrouver ma maison, ma douche, mon lit et mon canap.

J’ai moins mal aux orteils et aux cuisses… tant mieux c’est parti pour la descente !!!

Mais ce sentier est en fait…. Une autoroute ! on était pas habitué à voir autant de randonneurs. Il y a de tout. Des jeunes, des moins jeunes, des solos, des groupes, des confirmés et des novices, des chiens, des gens qui galèrent et d’autres qui courent. 

Avec la priorité à la montée, on s’arrête toutes les 2 secondes. 

Nous arrivons au lac d’Oo. Les gens pique-niquent. Je suis agréablement surprise de voir autant de monde, le plus souvent en famille.

Il est 14h, nous sommes arrivés sains et saufs aux granges d’Astau ! 

CONCLUSION

Cette randonnée est la plus difficile que j’ai jamais faite et elle n’est pas compatible avec un bébé dans le dos à cause la dangerosité des sentiers. Je déconseille vivement cette rando à une famille novice avec enfants mais la conseille vivement à des randonneurs ou traileurs aguerris.

Le lac d’Espingo est vraiment un magnifique endroit pour camper et pique-niquer et le sentier est largement accessible pour les familles. Le départ se fait à partir des granges d’Astau en passant par le lac d’Oo. 

Sur youtube, nous avons écouté le grognement d’un ours et nous vous confirmons, il s’agissait bien d’un ours ! Ils sont une cinquantaine dans les Pyrénées et ils ont peur des humains. Notre campement a dû gêner l’ours qui venait attaquer sûrement les brebis de l’autre côté du cirque.

Aucun accident humain ne s’est produit dans les Pyrénées avec un ours.

Si vous en croisez un surtout ne pas fuir en courant.

Oublie ton bronzage….

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s